Remember, remember the 5th of November…
« Souviens toi, souviens toi de ce 5 de Novembre
De ces poudres et sa conspiration
Souviens toi de ce jour, souviens t’en
A l’oubli je ne peux me résoudre »
Voilà une célébration dont nous, volatiles caquetants, ne sommes guère héritiers. Chaque année, nos cousins anglais et par extension néo zélandais, prêtant également allégeance à la Reine, expient les maux de l’année en brûlant l’effigie de Guy Fawkes. En 1605, alors que Catholiques et Protestants se livraient une lutte féroce, ce bougre catholique était sur le point de faire exploser le parlement anglais et assassiner le roi James 1er et sa cours, tous protestants. Mais il a été balancé et débusqué juste avant l’attentat se tenant sur des dizaines de barils de poudre à canon. Torturé puis exécuté sur la place publique, la date de son arrestation est restée dans les mémoires. De nos jours, le 5 novembre est l’occasion d’un grand feu d’artifice, peut-être est ce un hommage à cette pauvre poudre à canon qui n’a jamais pu remplir sa mission. Depuis Guy est devenu un nom commun vraiment très courant, pouvant se traduire par gars, type, mec…
Alors que la tradition requiert de brûler son effigie, nous, nous la revêtons avec fierté. Ce masque de Guy Fawkes a été rendu célèbre par V for Vendetta, et les Anonymous, réseau mondial de hackers qui luttent pour la liberté d’expression et le pouvoir du peuple, en ont fait leur visage. Ce visage n’est finalement qu’une idée, un symbole de résistance, d’insoumission, de liberté. La liberté d’aller boire des canons au lieu de tirer avec, et de partager ces moments avec des amis anglais en terre kiwi, après un feu d’artifice rassembleur au bord d’Oriental Parade. Instants magiques, on se sent citoyens du monde, V (c’est comme ça que tout le monde appelle Virginie ici) portant le masque de V, les gens réagissant avec surprise ou sourire, des enfants rient, d’autres ont peur, certains complètement fascinés et intrigués nous dévisagent au défaut de nous démasquer.
Voilà pour ce 5 de novembre, qui a en fait été décalé au 9 pour que tout le monde puisse profiter du week end.
Pour le reste, mon boulot au 222 Willis Street, futurs logements d’étudiants bât son plein. J’ai passé un samedi à protéger les moquettes de toutes les chambres sur un étage avec des bâches bleues. De nouveaux outils utilisés au cour de la semaine tels que le marteau piqueur, la disqueuse, et j’ai passé mon permis de scissor-lift (plateforme élévatrice à ciseaux), c’est rigolo à conduire.
Virginie et ses collègues s’entendent de mieux en mieux, elle a participé à une soirée cocktail épique, qui a mis son foie et son estomac à rude épreuve. Mais je la laisserai témoigner de ses faits d’armes si elle le désire.
Le surf c’est la crise depuis plus de 2 semaines, aucune vague à l’horizon, c’est déprimant. Au rugby nous sommes entrés dans un nouveau cycle d’entrainements, terminé le seven, place à la préparation physique de pré saison, test physique, footing, fractionné, fitness, tout est en place pour faire de nous des machines.
On a assisté à un match de Netball d'Amie, un des sports les plus nazes que j'ai jamais vu.
Après avoir longuement parlé de Guy, parlons de Patrick. Ca y est le fidèle destrier est maintenant prêt à accueillir la compagnie. Mais ça n’a pas été une mince affaire. Dimanche dernier nous sommes allé dans une casse à Lower Hut pour débusquer des sièges sur des cadavres de Toyota Estima Lucida. Et nous avons trouvons deux modèles. Dans un premier temps virginie m’a invité à prendre les sièges du premier modèle, mais ceux du second me paraissaient plus propres et plus confortables donc j’ai démonté ceux là, nous les avons payés et chargés dans Patrick. Une fois arrivés et prêts à les installer, découverte très irritante. Le modèle dans lequel nous les avons pris était une version luxe de la Toyota estima plus large de 3 cm à l’intérieur, du coup impossible de les faire rentrer, les visseries étant en plus complètement inadaptées. Une fois de plus j’aurais du écouter l’intuition féminine mais je crois qu’il est trop tard pour me faire perdre mon entêtement. Du coup j’ai demandé mon après midi le lendemain pour retourner à la casse et prendre les autres sièges, re-démonatage re-paiement. L’autre truc sympa c’était de chopper et de réinstaller l’ensemble des systèmes de ceinture de sécurité, parce que les types qui ont transformé Patrick en lit roulant, n’ont pas eu de meilleur idée que de couper les ceintures de sécurité plutôt que de démonter les systèmes. Du coup ils étaient foutus et il a fallu faire un peu de chirurgie dans Patrick lui démonter ses tissus internes pour pouvoir accéder aux roulements des ceintures et les remplacer par des greffes fonctionnelles. Mais après cette perte de temps et d’un peu d’argent, il est maintenant paré pour un nouveau road trip avec plus de compagnons à bord. Le jeu maintenant ça va être de réussir à revendre les sièges obsolètes.
A très vite les poulets.



















