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WORK SUNSET

Publié le par Martin

WORK SUNSET

Cette semaine nous a offert un festival de couchers de soleil, la baie de Wellington a brillé de mille feux. Mère nature a livré un magnifique spectacle pour rendre hommage à l’un de ses meilleurs rejetons, Nelson Mandela. Jason Statham n’aura pas l’opportunité de terminer de se foutre sur la gueule avec Paul Walker. Pendant ce temps j’achève ma dernière semaine de chantier avec deux anecdotes particulières.

La première, je crois avoir trouvé le frère du lanceur de tourte (souvenez vous quand j’ai commencé ce boulot), un autre super connard qui a exprimé toute l’étendue de son talent en 5 secondes. J’arrive sur le chantier à 7h30 comme tous les matins, tête dans le cul quotidienne, et je vois un de mes collègues qui galère à réparer une fuite sur un tuyau d’arrosage avec un vieux bout de scotch. Sans voir la fin du tuyau d’arrosage à cause d’un mur et étant à côté du robinet, mon cerveau ramolli du matin ferme le robinet pour que mon collègue cesse de se prendre de la flotte dans la poire et répare la fuite tranquillement. Oh malheur, qu’ai-je fais ? Un mec monstrueux avec une gueule de néo nazi débarque en furie et gueule à tout va : « Putain qui a fermé le robinet… putain d’idiot… » avec plus de fuck que d’autre mots. Il est resté à gueuler comme un putois à une vingtaine de mètre de moi avant de repartir, et manquer de se gaufrer dans un échafaudage sur son passage. Tout ça pour retrouver son précieux karcher et nettoyer le sol de la cours, on sent l’urgence de la situation. Bref c’est tellement rare de croiser des gros cons ici, que quand ça arrive c’est remarquable. Du coup je tiens les comptes, le bouffon à la tourte et le blaireau au karcher, ça fait deux. En 9 mois, c’est pas trop mal.

Seconde anecdote cocasse, Samedi, dernière journée de travail. Après avoir assemblé des chaises de bureaux toute la journée, un collègue et moi sortons à l’extérieur du bâtiment pour jeter les cartons contenant initialement les dîtes chaises. Nous partons par une porte vitrée électronique qui se referme dernière nous. D’autres collègues venant de quitter les lieux ont vérouillé les autres accès d’entrée au site. Nous nous retrouvons alors enfermés dehors avec encore du boulot à l’intérieur et surtout nos affaires personnelles. Après avoir tourné 10 min pour trouver un accès gérable, ou toqué à toutes les portes dans l’espoir que quelqu’un se trouve encore à l’intérieur du bâtiment, je m’arrête devant la serrure de la porte vitrée. Le collègue commence à stresser parce que le temps file et qu’il est sensé rejoindre un autre boulot pour payer ses études à l’université. Tel Mac Gyver, je déploie la lame de mon leatherman, et l’insère dans la serrure. Le gars me regarde faire, balance un « No Way ! » et commence à se barrer dépité. Pendant ce temps je pense à tous les films que j’ai vu, et dans lesquels ça marche. Je cherche le loquet libérateur avec l’assurance du mec qui a l’impression d’avoir fait ça toute sa vie.

Et bien, ça n’a pas fonctionné.

(Nan je déconne, c’était juste une fin alternative qui m’a fait rire tout seul, imaginant vos têtes à vous raconter tout ça pour rien)

Ça a fonctionné !!!! J’ai réussi à ouvrir une porte à serrure électronique avec un leatherman ! Pendant une minute, mon collègue m’a regardé comme si j’étais Gandalf. Vive le cinéma, vive la foie, vive la chance, vive la république et vive la France.

Ça c’était juste avant mes deux dernières heures de travail, que j’ai consacré à transporter des poutres et à faire mes adieux, complètement seul dans le site au 222 Willis Street, Student Accomodation. Dans quelques semaines, j’aurai une pensée pour tous ces jeunes kiwis qui de leurs culs limeront le tissu de leur chaise de bureau, qui feront rentrer en douce des énergumènes du sexe opposé, ou pas, pour tester la solidité de leur lit une place, certains deviendront peut-être de grand scientifiques. Immigré dans le besoin de vacances, j’aurais contribué à leur confort, à leur cocon, je penserai à eux mais eux ne penseront pas à moi.

Mais on s’en fout parce que lundi Amédée arrive, et c’est le début du grand kiff, une semaine plus tard la deuxième fournée apporte Camille Jenna et Simon. On est super excités. Tellement excités que Virginie fout le sapin de Noël dehors pour le prendre en photo et vous montrer ce que c’est Noël en été. Tellement excités qu’elle prend tous les jours ses poses au bord de la mer avec les mouettes et que ça n’a rien à voir avec l’excitation. Tellement excités qu’elle a fait un pouding flan façon portugaise, un régal.

Et dans les dernières nouvelles, Jeudi, Hays (ma boîte d’intérim) organisait une soirée Noël, avec une serveuse telle la réincarnation de Santa qui ne cessait de nous sortir de sa hôte magique des pichets de bières gratuits, dont nous avions le devoir d’honorer Paul, Lucas et moi même. Cette semaine les vagues sont revenues, quel plaisir d’aller surfer après le boulot. Il me semble que ma balance de santé penche toujours plus du côté du sportif que de l’alcoolique malgré les apparences (un petite piqûre de rappel pour rassurer mes proches qui ne voient que bières à tous les posts).

Samedi soir, une habituelle sortie en ville pleine de légèreté à arpenter les trottoirs de Courtenay Place tels de petites biches. Les videurs de nightclub sont bien plus cool qu’à Paris à en juger par le duo short et pantoufles de Joe.

Un ami de Jelle a élu domicile sous notre toit commun pour quelque jours, un plongeur qui va nous faire profiter de ses bonnes pêches.

Et demain, un nouveau kiwi à la coq débarque dans l’histoire, Amédée le roi du tampon, de la cartouche, du caramel, du plaquage qui pique au moral. Les prochaines semaines vont être pour le moins chargées et en tant que narrateur ET protagoniste, il se peut qu’il me soit très difficile d’être au rapport comme à l’habitude. Rien n’est sûr mais les prévisions tendent à penser que Kiwialacoq sera en vacances jusqu’à 2014. Restez connecté, restez concerné, nous essaierons tout de même de vous envoyez de gros bisous collectifs pleins de soleil pendant la trêve.

Les deux fondateurs, Virginie Simao et Martin Le Breton vous adressent leur respect et leur gratitude.

Chaleureusement, à très vite les poulets.

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