Semaine calme, post court
A l’image de la mer, toute cette semaine a été plutôt tranquille. Enervé contre Poséidon qui refuse de me dealer ma dose de surf, j’ai troqué ma cocaïne contre un peu de weed, avec cette première petite balade en stand-up paddle board. Ma foi, c’est bien agréable, une belle manière d’attendre que la houle repointe le bout de son nez. Et croiser un phoque sur un rocher alors qu’on rame tranquillement, c’est toujours une belle rencontre.
Le week end par contre était plus riche en sensation. Il a débuté avec un dîner à la casba avec nos potes Anglais, à force de voir leur tronche, je vous donne leurs noms, Amie, Emma, Jack, Jo… efficace. Virginie s’est à son tour lancé dans la pavlova, succulent. Ce dîner nous a également permis de tester les limites des règles de vie en communauté dans cette maison, en vu de l’arrivée de toute la smala au mois de décembre. Verdict, après 22h, les collocs se transforment en méchants Gremlins qui n’aime pas le bruit, même s’il est vrai qu’on se marrait comme des ours. Du coup, passé 10h pm, il faudra qu’on évacue les lieux pour nos tapages nocturnes. Le lendemain ils nous ont servi leur meilleure soupe à la grimace, mais c’est depuis digérée et disparu dans d’obscures canalisations.
Un peu de rugby tout de même avec des tickets gratuits fournis par le club, pour voir le classico de l’ITM cup, Wellington VS Auckland. Et encore une rouste de nos chers Lions qui explosent tout le monde dans ce championnat. Bar, trajet en bus gratos, Westpac stadium gratos, mini donusts 5$, retour en bus gratos, bar, bar, dodo.
Le lendemain, petit tour hebdomadaire au marché pour se réapprovisionner en fruits et légumes, puis journée tranquille chez Jo et Emma qui ont enregistré le dernier match du 4 nations (maintenant appelé Rugby Championship) entre les Blacks et les Springboks. Un match incroyable, d’intensité, de talent, de combat, de créativité, des turn-over dans tous les sens qui s’est terminé une fois encore par une victoire de la Nouvelle Zélande. Le plus beau match de l’année, même l’arbitre a eu des crampes et a du faire appel au kiné.
Et dans la même journée, après le match de l’année, le film de l’année, c’était Noël sur grand écran. Une belle occasion de découvrir encore une nouvelle super salle de cinéma, L’Embassy ; le théâtre de toutes les Avants Premières monstrueuses du Seigneurs des Anneaux et du Hobbit où chaque siège est gravé du nom d’un membre de l’équipe. La salle parfaite pour ce qui suit. Après « Les Fils de L’Homme » qui m’avait scotché, Alfonso Cuaron en remet une couche avec « Gravity ». Il fait partie de ces films rares qui font avancer le cinéma dans une autre dimension, c’est techniquement hallucinant, esthétiquement époustouflant, et émotionnellement palpitant. Je me souviens de ma mère qui se foutait de moi parce que du haut de mes 9 ans, Sandra Bullock dans Speed a peut-être été la première personne a éveillé mon intérêt pour la gente féminine. Avec Gravity, elle livre une interprétation de très haut niveau, la grande classe. Vivement le making of, il faut que je comprenne comment ils ont réussi à faire ce film.
C’était pas si court finalement, à tantôt.

































