Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Certain bosse, d’autre pas.

Publié le par Martin

Certain bosse, d’autre pas.

Le soleil se lève sur Wellington et une nouvelle semaine démarre. Mon bras étant immobilisé pour l’instant, je n’ai pas passé la semaine la plus agitée. J’ai démarré quelque chose de nouveau, mais ce n’est qu’un WIP pour l’instant, j’y reviendrai plus tard, quand je pourrais en parler avec plus de consistance.

La vedette c’est Virginie. Elle a trouvé un job, et de tout son courage, elle brave l’horrible réveil de 3H15 du matin pour subvenir à nos besoins. Elle travail dans une boulangerie Française nommé « Bordeaux » et prépare chaque matin de 4h à 11h des sandwiches, croissants fourrés et assiste les pâtissiers dans leur confection de pâtisseries. Les pâtissiers Français sont de vrais quiches en Anglais, elle, à côté, c’est une Charlotte aux fraises. Son anglais s’améliore nettement, elle lie de plus en plus d’amitié avec notre colloc Helen, la maman d’Hendrik et Haneke (je n’ai pas oublié que je devais vous donner leur prénom). Samedi a eu lieu son dernier match officiel avec son équipe féminine, les saisons sont malheureusement très courtes ici. Mais les entrainements vont continuer. Nous avons chacun eu droit avec nos équipes respectives à ce qu’ils appellent une « court session », c’est un genre de soirée à thème pour renforcer les liens de l’équipe. Et évidement la bière va redevenir le personnage principal, énormément de bière. Le thème de la soirée de Virginie était que chaque Nana se ramène en grenouillère. Mon thème était que chacun apporte un objet commençant par la lettre P, j’ai fais fureur avec une Paddle (pagaie) de 2m de haut. Si deux d’entre nous commettaient l’erreur de ramener le même objet, alors un terrible gage leur serait octroyé. Mais cela ne s’est pas produit. Quand au niveau hautement élevé du contenu de la soirée, je peux parler en mon nom et celui de Virginie car les jeux de bières étaient équivalents.

Jeu n°1 : toute l’équipe autour la table a un verre de bière devant lui, c’est un relai contre la montre le premier boit son verre le plus vite possible, une fois terminé il le pose sur la table, signe de départ pour que son voisin boive le sien et ainsi de suite. Quand le tour de table est fini on arrête le chrono et on note le temps. Le truc rigolo c’est de jouer au « juste temps » avant de commencer, c’est à dire demander à chacun à combien il estime le temps qu’on mettra à faire le tour. Le gars qui a annoncé le temps le plus proche remporte la victoire.

Jeu n°2 : assez similaire au jeu précédent sauf que cette fois c’est en duel. Sur une longue tablée, deux équipes contenant le même nombre de joueurs s’affrontent. C’est une course en relai de l’équipe qui boira la plus vite. Petit ajout dans le passage de relai, il faut boire son verre cul sec le plus vite possible, le retourner vide sur son crane pour s’assurer que le contenant ait bien été totalement vidé de son contenu (comme ça la moindre tricherie finit sur ta gueule) et poser le verre sur la table. L’équipe la plus rapide remporte la victoire.

Jeu n°3 : Tout au long de la soirée, tu ne dois pas tenir ton verre de la main droite sinon tu le bois cul sec (j’ai un peu tricher sur ce coup là avec mon bras droit en écharpe).

Jeu n°4 : Au centre un pichet de bière, tous les joueurs doivent poser un doigt sur le bord du pichet. Chacun son tour (classique sens des aiguilles du montre) chaque joueur doit dire un nombre compris entre 0 et le nombre de doigts posés sur le pichet. A l’instant où le chiffre est annoncé chacun a le droit de laisser ou de retirer son doigt du pichet, cette décision doit être effectuée à l’instant précis de l’annonce pour être régulière. Le but étant de prédire le bon nombre de doigts qui restera après l’annonce. Par exemple, si nous sommes 8 en jeu et que j’annonce 6, je gagne si deux personnes seulement ont retiré leur doigt et j’ai alors le droit de quitter la partie. Si le nombre de doigt n’est pas égale à 6 je continue à jouer et j’attends mon prochain tour pour faire une nouvelle annonce qui pourra me libérer. Petit à petit les joueurs gagnent le droit de quitter la partie, ça finit alors forcément sur un duel avec deux doigts sur le pichet et trois options, 2, 1 ou 0. Le premier qui annonce le bon chiffre l’emporte et le perdant doit évidemment s’enfiler tout le pichet.

Petite anecdote anthropologique et culturelle sur le jeu numéro 4. J’assiste en spectateur à l’une des très nombreuses parties de retour d’une des très nombreuses pauses pisse. Et sur la table, une pomme de terre (les objets en P, souvenez vous). Je saisis cette pomme de terre et me lève sur la table tendant dignement ce légume au dessus du pichet. Personne ne prête attention à cette idée géniale, un mec bourré ne serrait absorber plusieurs informations en même temps, chacun étant trop concentré sur la partie. Et bien sûr je vais jusqu’au bout de cet instant de grâce, souriant fièrement ma niaiserie à l’univers. Je lâche la pomme de terre, pensant à la pomme de feu Newton et me disant que son concept de gravité n’aurait pu trouver plus bel exemple. Comme une petite bombe d’imbécilité magique, ça fait un très gros plouf et projette de la bière à la tronche de tout le monde. Je suis content. Mais le résultat de cette étude sociologique arrive maintenant. Alors que mon patrimoine culturel s’attendait à subir l’effet vengeresque de ma cause, c’est à dire que les mecs m’obligent à boire le pichet pour cette effronterie, la réaction fut tout autre. Après les « oooohhhh » de surprise générale résultant de l’éclaboussure bulleuse et mousseuse, un gars a aussitôt attrapé le pichet avec la pomme de terre et la moitié de bière dedans, et a fait preuve d’un esprit d’équipe magnifique disant ceci : oh on ne peut plus jouer avec ce pichet, finissons le très vite et prenons un autre pichet plein pour continuer la partie. Il a alors saisit le saint Graal laissant la pomme de terre à l’intérieur et a bu plusieurs gorgées avant de le passer à son voisin qui a fait de même et ainsi de suite jusqu’à ce que je finisse à mon tour le « patato jag » (le pichet pomme de terre). J’en ai encore la larme à l’œil, maintenant je n’ai plus de doute, les néo zélandais sont vraiment un peuple gentil.

Tout ça pour vous dire que ces soirées fraternelles font outrageusement roter et excessivement pisser, et finissent assez tôt car à ce rythme le mec complètement beurré se manifeste assez vite. Avant minuit, position bipédique, ligne d’horizon stable, et regard fixe se font très rares.

Ainsi va la vie dans le club house de Poneke à Wellington, alors que dans 2 heures la seule personne responsable dans cette pièce va se lever pour aller payer notre loyer. Pour ma part je m’interroge sérieusement sur mon avenir, pour trouver où, bon sang, je vais pouvoir balancer une pomme de terre.

Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Certain bosse, d’autre pas.
Commenter cet article