Divers et variés
Un petit post qui fera office de melting pot de quelques anecdotes. Trop de choses se passent ici pour que le flémard que je suis s’épuise à tout contextualité, enrobé de tenant et d’aboutissant, donc je vous les balance en rafale.
Bruno a gagné le concours de la meilleur gamelle, boite, bouffe, vautre chutte. Ramassage de matériel et oubli que la cale du bateau avait été ouverte. Pied cherchant l’appui sur… rien. Chutte, atterrissage plein dos deux mètres plus bas. Heureusement il a évité tous les objets qui auraient pu contraindre l’horizontalité de son plat dos. Bilan blessure : RAS, bien ouèj.
Talonné par Ludo, le costaud au tatouage polynésien, ancien pompier. Descente l’escalier-échelle du pond supérieur, arrivée sur le parquet pieds nus un peu trop mouillés. Grosse envolée les pieds en avant, plein dos, mouvement stoppé par le deuxième orteil gauche dans la rampe. Bilan blessure : orteil transformé en vieux boudin noir, mais évoluant vers l’arc en ciel au fur et à mesure des jours, pas de fracture.
Hors concours, trois chinois et leur agilité légendaire (au passage c’est ironique, de vrai manche avec leur corps dans ce milieu un peu adaptatif, on était loin des shaolins, mais ça a offert régulièrement de belle tranche de rigolade). Retour de nuit au bateau mère sur un speed boat, le pilote s’est mangé un tronc dans l’eau, arrêt buffet, vols planés dans les bancs devant. Bilan blessure : jambes gaiement laminées, plaies assez profondes, déséquipage et réquisition de l’hélico « caméra » pour le transformer en mission de secours et amener en express les chinois à l’hosto à plusieurs centaines de bornes. Points de suture multiples, un seul est revenu avec un bon morceau de steack de la taille d’un pouce en moins sur le tibia. Pas de nouvelles des autres. Bizarrement, on n’a pas ressenti le vide.
Capture de deux alligators par les fermiers de la ferme régie, un balèze, et un bébé. Technique pour lui faire fermer sa gueule : lui enfoncer les doigts dans les yeux et lui attacher la mâchoire. A voir si ça marche sur les hommes, certain en aurait bien besoin. Bilan blessure : aucun, c’était simplement pour les ramener plus loin dans le fleuve pour ne pas qu’ils chiquent le bétail.
Boucherie sur le bateau. Un matin débarque une barque avec d’énormes pattes de buffles arrachées et d’autres morceaux, un sot rempli de tripailles et des chiens pourris qui fourrent le nez dans la barbaque. Journée découpage sur le bateau, du sang partout, respect de la chaine du froid non validé. Bilan blessure : un mort, le buffle. Je crois bien qu’on l’a bouffé au barbuc trois jours plus tard, c’était vachement bon.

