La vie sur un bateau en Amazonie
Vendredi 5 avril. La simplicité du quotidien sur le bateau a vraiment le goût de l’aventure, c’est grisant. L’équipage nous prépare des repas copieux qui chaque jour se ressemblent, mais dont je ne me lasse pas car le choix des plats élémentaires ne nous laisse jamais en reste. Riz, Haricot rouge, pâtes, poulet, bœuf archi cuit en sauce, crudité, et surtout les jus, ils nous préparent sans arrêt des genres de smoothies à base de papayes, de melons jaunes, de pastèques et autres qu’ils mettent au frais, et après une demi journée de taf en plein cagnard, c’est divin. Les bananes aussi, elles ont une sale gueule du genre qu’on fuit dans les supermarchés en France, mais une fois ouverte et dans le gosier, ce sont de vrais bonbons. Tous ces mets exotiques sont appréciés à même le sol, la technique du calage de l’assiette entre le genou s’avère diablement efficace.
On commence à très bien s’accommoder au hamac, les nuits sont courtes mais dans cet environnement le sommeil ne se fait pas sentir. Et bizarrement les seuls insectes susceptibles de nous emmerder sont de petits papillons de nuit attirés par la lumière, aucun moustique référencé pour le moment, chelou, tant mieux. Malgré ça on continue d’exécuter le conseil nous invitant à éviter le déodorant, mais le corps respire ici, donc pas de fulgurance olfactive à déclarer.
Une fois par jour, on reçoit un déluge sur la tronche. Si le timing est bon c’est le moment parfait pour aller sur le pont supérieur avec son gel douche, l’eau est super bonne et plus propre que celle de la « vrai » douche qui a la couleur du fleuve.

