Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

A la croisée des chemins

Publié le par Martin

A la croisée des chemins

Comme un relan délicieux d’un road trip formidable pas encore digéré, nous avons profité de ce week end pour retourner au Tongariro National Park afin que Virginie découvre à son tour ce paysage incroyable.

On embarque avec nous nos acolytes anglais Jack et Amie. Comme toute excursion aussi courte soit-elle, elle comporte son lot de boulettes, avec une boulette d’or imbattable décernée dès le tout début à Jack. Alors que nous sommes sur le parking du Pack’n’Save après s’être chargés en munitions nutritives et avoir récupérer Virginie à la fin de son service, cette dernière se penche dans l’habitacle arrière de Patrick pour ranger quelque chose. C’est à ce moment que Jack, sans faire attention décide de fermer la porte coulissante avec la délicatesse d’un ours. Mais un obstacle a obstrué la bonne fermeture de cette dite porte, la tête de Virginie. KO immédiat !!! Il lui aura fallu deux minutes en PLS sur l’asphalte du parking du Pack’n’Save pour qu’elle retrouve ses esprits. A cet instant j’ai bien cru que le week end allait se transformer en visite à l’hôpital. Mais la guerrière à terre est finalement revenue à nous avec une cohérence totale, pas d’étourdissement, de confusion ou de perte de repère ou de mémoire, elle a même été capable de parler aussitôt en anglais. Plus de peur que de mal, elle s’en tire avec une bosse sur la tête et une petite douleur à la mâchoire. On a donc décidé de prendre la route, en restant évidemment vigilant à tous signes d’effets secondaires, mal de crâne, étourdissement, nausée, mais heureusement rien de tout ça ne s’est produit, donc l’aventure était lancée avec une excitation retenue au départ.

Une courte et froide nuit de 5h dans un petit campement et nous voilà debout à 6h pour attaquer la randonnée sur le Tongariro Alpine crossing, avec comme objectif phare, l’ascension du volcan Ngauruhoe, un détour de 3h que nous n’avons pas eu le temps de faire avec toute la compagnie car nous devions atteindre la refuge avant la nuit. Nous touchons au but cinéphilique ultime, ce volcan correspond au Mount Doom, plus connu pour nous les poulets sous le nom de montagne du Destin. Sur les pas de Frodon, Sam Gamegie le brave et Gollum, nous grimpons cette pente méchamment abrupte sous un soleil radieux. Chaque pas dans ce territoire meuble, constitué de petits cailloux et cendres volcaniques est une épreuve en soit tellement le sol se dérobe sous nos pieds. Mais notre détermination d’éradiquer le Mal en jetant une bonne fois pour toute l’anneau de cheezels craquant au fromage dans le cratère au sommet, l’emporte sur toutes réclamations corporelles. Ce fût chose faite accompagnée de l’immanquable bière de la victoire qui vous est si familière aujourd’hui (au grand dam de ma mère). Après cette épreuve couronnée par un déjeuner au sommet face à cette vue époustouflante qui nous permettra même de voir le Mont Taranaki au loin, vient le temps de la descente. Malheureusement les aigles géants n’étaient pas dispos, ils ont rencontré quelques problèmes de chute ce week end à cause d’un nouveau tremblement de terre à Wellington. Nos petons resteront nos guides suprêmes. Mais le temps s’échappe et l’heure pour atteindre le dernier bus qui nous ramènera à Patrick s’éloigne. Nous avons accumulé du retard du fait des rostbeef moins affutés que nous mais tout aussi vaillants, chapeau bas à eux qui n’ont pas pris l’habitude des randos comme nous. Et puis entre nains et elfes, il faut bien réussir à s’entendre sur un rythme commun (blague facile en sachant qu’ils ne comprennent pas le français). Donc après 8h de marche avec des dénivelés en veux-tu en voilà, je décide de courir les 6 derniers km aidé par mon alliée gravité, Virginie y prendra goût aussi sur les trois derniers. Mais malgré tout mon acharnement pour rattraper le temps perdu, j’arrive à 18h15, les derniers bus étant évidemment à 18h. Ma petite marche dominicale se poursuit alors avec bonheur pendant 2 ou 3 km de plus au bord de la route jusqu’à ce qu’une voiture providentielle daigne enfin se manifester sur ce tarmac désert. Mon pouce tendu sera mon salut face à cette famille indienne adorable qui accepte chaleureusement de faire un détour pour me déposer jusqu’à Patrick afin que je puisse récupérer le reste de la communauté. Nous rejoignons ensuite Joe et Emma, nos autres compères anglais, dans un camping au bord du lac Taupo. Journée exténuante, mais dont la fatigue est tellement appréciable, teintée de fierté et d’achèvement.

La météo du lendemain nous sourira moins, si bien que Virginie n’a pas pu savourer son cadeau de noël, se jeter dans le ciel du long nuage blanc. Ce n’est que partie remise. A la place, nous avons barboté dans des sources d’eau chaude naturelle puis profiter d’un super dîner dans une ferme chez l’oncle de Joe à Levin.

Tel fût notre week end. Mais d’autres choses se sont passées depuis le départ de l’équipe de choc. Un petit ride à Oreintal Bay pour gouter les courbes voluptueuses du longboard. Un couple de lesbiennes qui nous offre une bouteille de champagne à la terrasse d’un bar parce qu’on est français, après avoir fait fuir un poivrot homophobe et skate-ophobe en s’embrassant. Des conditions de houle superbes pendant une semaine honoré de séances de surf quotidiennes, la reprise de l’entrainement après les réjouissances des fêtes, plus physiques que jamais, un nouvelle échappée cinématographique de 2h avec le très bon « The Secret Life of Walter Mitty ». Et une nouvelle collaboration artistique avec mon pote photographe Russell Kleyn qui m’a demandé ce nouveau petit montage de shooting photos tout à fait tubulaire.

Mais la croisée des chemins de cette randonnée sublime n’est qu’une métaphore, la situation déterminante qui nous place face à cette aiguillage dont nous n’avons plus les commandes, la voici. Quelques semaines avant Noël, le boss de Virginie lui a proposé l’opportunité d’appuyer sa candidature pour obtenir un visa de travail et prolonger son séjour ici ; étant son partenaire et ayant aussi des arguments de part mes compétences professionnelles, je suis également en droit de participer à cette demande de visa aux services d’immigrations de Nouvelle Zélande. Après un montage fastidieux du dossier, des visites médicales, des prises de sang, des radios poumons, de l’obtention de notre casier judiciaire français le tout à des frais exorbitants, l’achèvement du dossier dans un timing respectable était sans compter sans le manque totale d’effort administratif du boss de Nini. Bobards concernant la transmission des documents à l’administration de la société, absence volontaire de réactivité face aux demandes incessantes de V, réponses vagues… C’est à se demander si il est simplement irresponsable ou si il a fait miroiter cette offre pour garder Virginie sous la main pendant les fêtes lui empêchant ainsi de profiter de toutes les vacances avec les frenchies. Après tout ce foutage de gueule, nous avons évité cet intermédiaire gênant pour nous adresser directement à service administratif de la société qui a finalement rempli le formulaire tant attendu. Cette petite blague nous a quand même coûté plusieurs semaines, le dossier est déposé mais la procédure pour la réponse finale étant très longue, nous devrions être informé de ce couperet environ une semaine avant notre vol de retour. La réponse pour l’extension de visa peu aussi bien être positive que négative, basée sur l’argument commun que le poste de Virginie puisse aussi bien être tenu par un travailleur Néo-Zélandais. Donc maintenant c’est pile ou face, fifty fifty, ça passe ou ça casse, chou fleur, à la déli-délo, le vent qui souffle sur le cul des chiens.

C’est donc dans cette atmosphère étrange où la décision de notre avenir proche n’est plus entre nos mains que nous évoluons avec égarement. Proches, familles, amis, lecteurs de ces errances hebdomadaires, vous nous manquez énormément, ça ne fait aucun doute, mais le retour à la vie quotidienne en région parisienne est pour nous à ce jour une projection assez effrayante, voir étouffante. Mais c’était le jeu dès le départ, désormais les dés sont lancés, reste à savoir sur quelle facette ils vont basculés… (Une de ces périodes qui interroge notre foi au destin)

A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
A la croisée des chemins
Commenter cet article