Man of style
Encore une semaine riche en … trucs. Parlons rapidement de rugby pour commencer. Virginie a, à son tour, mis les pieds dans le plat de l’ovalie néo zélandaise, premiers entraînements dans sa nouvelle équipe de rugby à 15 féminin. Virginie étant manifestement un mot que le cerveau kiwi ne saisit pas, elle répond simplement au nom de « Frenchie » auprès de ses consœurs très accueillantes et démontrant un nouvelle fois l’extrême sympathie des gens de ce pays. Premier match également pour elle samedi, entrée en seconde période, gros caramels sur des bons gros dindons, et, ça y est, elle a gagné ses lettres de noblesses. Moi je continue les entrainements, je m’intègre de plus en plus à l’équipe, et j’ai joué le match complet samedi. On perd bêtement sur des pénalités malgré 2 essais à zéro pour notre équipe. Mon match n’était pas étincelant, mais c’est bon de se remettre au business.
Encore des recherches de boulot toute la semaine, aérés par une visite de la Weta cave, une sorte de magasin de jouets pour adulte où l’on peut admirer le travail des artistes et artisans de Weta sur la fabrication de costumes, de maquettes, d’armes, de personnages sculptés… On s’est plutôt marré avec les reproductions de tous ces personnages en taille réelle. Tout aussi aérien et toujours dans le quartier de Miramar, nous avons découvert le tout nouveau cinéma le Roxy, associant design et architecture des années 30 avec des œuvres des mecs de Weta, vraiment chouette et les fauteuils sont hyper confortables. Chose vraiment cool, dans ce genre de ciné très cosy, on peut manger des vrais plats de chef dans des assiettes, et boire de l’alcool, verres de vin ou ptits cocktails en regardant son film. Mais tous ces trucs n’ont rien d’aérien à priori, sauf que c’était pour se poser devant le tant attendu Man of Steel du duo Snyder/Nolan, et voir enfin Superman en finir avec son slip rouge ridicule (il y avait une raison à ça d’ailleurs : Superman et Chuck Norris ont fait un bras de fer une fois, le perdant devait porter son slip par dessus son futal).
Jeudi. Après de multiples tentatives de recherches, on essaie une agence de recrutement au hasard. On s’adresse à la nana de l’accueil, elle nous dit que cette agence ne peut rien pour Virginie par contre elle peut peut-être faire quelque chose pour moi. Je dois attendre une personne pour un entretien. Et là, pur hasard, qui se pointe ? Vanessa. Vanessa est une fille qu’on a rencontré à notre première soirée sur Wellington (les beattles si vous vous souvenez), on a passé une bonne partie de la soirée avec elle ; elle nous avait dis de lui envoyer un message dans la semaine pour nous proposer des pistes pour un job, ce qu’on a fait mais elle n’a jamais répondu. Vanessa nous reconnaît toute rouge en se confondant en excuse évoquant un problème de portable… soit. C’était assez comique étant donné qu’on s’en foutait. Cela dit après c’est allé très vite, j’ai commencé à lire et remplir des formulaires pour m’inscrire au sein de l’agence. Bordel, dans toutes les démarches administratives réunies en Nouvelle Zélande, je n’ai jamais eu à faire à autant de paperasse. Surcharges d’infos, on passe sur les détails vraiment trop nombreux et je signe à la va vite. Ensuite on m’oriente direct dans une autre pièce avec un ordi pour que je passe un test. Je lis alors un programme sur les règles de sécurité sur un chantier, la législation vis à vis de l’agence et d’autres trucs chiants dans le genre, puis ça s’achève par un test genre QCM, je fais un sans faute, on m’apporte aussitôt casque de chantier, boule quies, gants, lunettes de protection et bim avant d’avoir eu le temps de réaliser, je me retrouve à bosser sur un chantier dès le lendemain.
Premier jour de boulot en Nouvelle Zélande, cette journée me servira à rembourser les chaussures de sécurité que j’ai été obligé d’acheter pour bosser. Mon boulot consiste à virer toutes les merdes qui encombrent sur le chantier, genre remplir trois camions de déchets métalliques, je suis le Man of Steel du jour, sauf que je ne vole toujours pas… et merde ! Petite pause à 10h, des mecs énormes s’enfilent des fishs and chips, des ailes de poulets fris, des frites, des paquets de chips, tout ça pour une personne et à 10h. Désolé en France on mange à midi et je n’ai pas envie de me multiplier par trois dans un même corps. Donc je me tourne les pouces pendant la pause. La phase la plus marrante, c’est quand un des mecs dans un endroit difficile d’accès me demande au fur et à mesure de lui passer différents outils, boulons, vis, rondelles et autres accessoires dont je ne connais même pas le nom en Français alors en kiwi (j’arrête d’appeler le langage néo zélandais de l’Anglais parce que parfois on dirait vraiment une langue à part). Je lui apporte à chaque fois trois trucs qui n’ont rien à voir avant de trouver le bon outil, mais le gars ne perd pas patience et reste très poli, vraiment sympa dans ce pays. Après le week end, je vais surement enquiller sur un autre chantier, ce n’est pas vraiment le boulot de rêve pour l’instant mais si ça me permet d’apprendre de nouveaux trucs en attendant mieux, ça me va.
Samedi soir, j’ai participé à une autre soirée Kiwi en plein centre de la rue la plus branchée de Wellington (Cuba Street) dans un super appart. Si vous vous souvenez, l’invitation provenait du mec de Weta qui quittait la colloc qui nous est passé sous le nez y'a trois semaines. C’était donc dans son nouvel appart avec plein de gens qui font des effets spéciaux toute la journée pour les films les plus chers du monde. Petits fours, vins champagne et… bières, et surtout des gens adorables qui parlent vraiment en Anglais. Après une très bonne soirée, je vais passer mon dimanche à laisser mon foie bosser et le reste du corps aussi, histoire de passer un coup de pouliche sur mes ecchymoses rugbystiques, avant une nouvelle semaine pleine de mystères.
















