Un baroud d’honneur à Picton
Picton, la dernière ville de l’île du Sud, celle dont le ferry nous ramènera vers notre futur chez nous. Encore une grimpette finale par achever dignement ce road trip, Virginie la croque tel une gazelle, moi j’ai les jambes chargées d’acide lactique, toute courbaturée de la veille mais fuck, la douleur c’est dans la tête. Un banc et une vue superbe sur la baie nous attendent pour faire le bilan de ces trois mois de vagabondage extraordinaires. Je peux maintenant me lâcher sur les superlatifs car je crois avoir à peu près réussi à vous en épargner pendant tout ce temps.
Quand on regarde en arrière, et qu’on redécouvre toutes les photos qu’on a prises depuis le début, on réalise alors qu’on ne s’était pas réellement rendu compte de la chance qu’on a d’avoir pu être dans tous ces lieux magnifiques. Du Nord au Sud, les forêts, les montagnes, la mer, les lacs, les kiwis animaux, fruits et humains, les moutons, le soleil, la pluie, le vent, le brouillard, les oiseaux, l’air pur partout, la terre, l’eau aux couleurs magiques, les vagues, les falaises, les cascades, la glace, la neige, la beauté incessante du pouvoir de la nature. C’est le cœur comblé et triste à la fois que le ferry nous emporte vers le retour à la civilisation. Nous sommes particulièrement fier de Patrick qui nous a transporté et dorloté sans faille pendant 7000 KM ! Et assez fier de nous pour avoir réussi à éviter les pièges des lois des hommes de ce pays qui auraient voulu nous enfermer chaque nuit dans des campings bien trop inutilement couteux au regard de la liberté de voyage que nous avions entrepris. Sans le calculer, mon pack de Speight’s m’a livré sa dernière bière face à cette vue éblouissante sur Marlborough Sounds. En conclusion, Virginie revête son T-shirt personnalisé avec tous ces symboles qui la définissent, tandis que je bois la dernière binouse qui me définit (vous aurez compris que cet humour récurent sur la bière n’est qu’un fil conducteur un peu débile, je tiens à rassurer mes proches que je ne suis pas devenu un alcoolique notoire ; preuve étant vous avez été témoins de pratiquement toutes celles que j’ai bues, ce qui est finalement relativement peu pour trois mois).
Trois mois, le temps passent vite aussi dans l’hémisphère Sud. En définitive il nous reste beaucoup de région à explorer dans l’île du Nord, mais nous gardons cette partie là pour les neufs mois qui nous restent. Une nouvelle page s’ouvre, Wellington est une ville pleine de promesses, il est temps de se confronter à nouveau à ce que nombres de nos semblables appellent la réalité. Etape numéro 1, un appartement ou une maison en collocation, étape numéro 2, un boulot, étape numéro 3, devenir membres à part entière et vibrer au rythme de cette ville si loin de chez nous. A Wellington, the windy city, j’espère qu’on ne se prendra pas trop de vent. Fin de la saison 1.
PS : merci à vous tous, famille et amis proches, et ceux que l’on connaît un peu moins de continuer à lire ce blog. Je constate que la fréquentation n’a jamais baissée, la tendance s’est même plutôt inversée vers plus de lecteurs au fil des mois. Nous vous en sommes vraiment très reconnaissant. Ce petit bout de web nous rattache à vous qui êtes si loin et ça fait chaud au cœur de voir que vous ne vous lassez pas de nos aventures. A très vite pour la saison 2.








